Publié dans Politique

Toliara - Siteny à côté de la plaque !

Publié le vendredi, 01 septembre 2023

Le meeting tourne au fiasco. La déclaration de candidature de Siteny Randrianasoloniaiko à Toliara a été un échec alors qu’il avait annoncé un show éblouissant et mémorable. Seul le concert des artistes a trouvé grâce aux yeux de l’assistance. Le spectacle de chants et de danses a éclipsé la vacuité du discours du député candidat à l’élection présidentielle. 

Lors de ses premières allocutions, il y a quelques mois, Siteny se présentait comme le grand défenseur de la décentralisation effective. Comme il n’était pas convaincant, il veut apparaître aujourd’hui comme le fils spirituel du Président Philibert Tsiranana. Cette comparaison ne plaît à personne car le député n’est pas un bâtisseur. Ce n’est pas parce qu’il a été adoubé par un Parti-Social-Démocrate (PSD) en perdition qu’il peut prétendre symboliser l’héritage du Père de l’Indépendance. Lors du rassemblement à Toliara, Siteny aurait pu mettre en valeur le logo et les couleurs du PSD, aux côtés du portrait de Philibert Tsiranana mais il ne l’a pas fait, par ingratitude et maladresse. Il a froissé les partisans du PSD en persistant à faire son show au nom du Mihava Tour.   

A Toliara, Siteny a cru s’attirer la sympathie de la foule en parlant de lutte contre la sècheresse et de construction de barrage. Les gens l’ont écouté sans enthousiasme car ils savent qu’il n’a rien accompli et surtout qu’il parle de choses qu’il ne connait pas. S’il n’est pas crédible, c’est parce qu’il a promis la réalisation d’infrastructures relevant du pouvoir exécutif alors qu’il était membre du pouvoir législatif. En sa qualité de député issu de la majorité présidentielle, il aurait pu présenter une avalanche de propositions de loi constructives. Cependant, il a brillé par son absentéisme à l’Assemblée nationale.

 Siteny a indiqué que le régime n’a concrétisé que 3% de ses promesses. La réalité des faits prouve le contraire. Il est pitoyable car il n’a rien compris aux pourcentages. Il devrait prendre des cours d’arithmétique dans les écoles « manara-penitra ». Rongé par la jalousie, il avait prédit qu’il n’y a que 2% de chances que Madagascar puisse accueillir les Jeux des îles de l’océan Indien. Pourtant, ceux-ci ont bien eu lieu. Aujourd’hui, tous les Malgaches sont très fiers du cumul des médailles remportées par nos athlètes dans toutes les disciplines sportives. Toujours dans sa piètre performance en matière de pourcentage, il a annoncé que 80% des malagasy ne savent ni lire ni écrire alors que le recensement en 2021 affirme que 69% de la population malagasy savent lire et écrire leur langue.

Lors de cette déclaration de candidature, Siteny a essayé partir à la reconquête de son électorat perdu, en vain. Les populations locales n’ont pas apprécié ses trahisons en série. Siteny s’est trompé en jouant à fond la carte du tribalisme. Mal-aimé dans le nord, désavoué dans le sud et boudé dans les hauts-plateaux, il se retrouve dans une impasse politique. Ce n’est pas parce qu’il se déplace souvent aux deux extrémités de l’île qu’il raflera le maximum de suffrages entre les deux. En y regardant bien, on constate qu’il a été incapable de constituer une base électorale à la fois solide et fidèle. A Toliara, on a aperçu des personnes arborer le tee-shirt orange à l’effigie d’Andry Rajoelina, ce qui en dit long sur l’impopularité de Siteny dans son fief. 

Siteny a suscité la curiosité, voire l’engouement, lorsqu’il a commencé sa pré-campagne mais les gens se sont progressivement rendus compte, en grattant, qu’il n’y avait rien, ou pas grand-chose, sous l’épais vernis jaune poussin. Aujourd’hui, il en est réduit à déclarer que son style est copié par d’autres candidats. Personne n’est assez fou pour prendre exemple sur un perdant.

 

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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